La pyramide des apprentissages

Observez cette pyramide. Plus que des mots, un dessin montrant l’importance de l’interaction, de l’échange pour construire les savoirs.

Différentes approches pédagogiques classée selon leur potentiel d’apprentissage!

Vive l’enseignement par les pairs: travail d’équipe, tutorat, entraide, travail de groupe! L’enfant est impliqué, actif dans des tâches qui font sens et c’est beaucoup plus efficace que de l’enseignement type transmissif à écouter pendant des heures et des heures le savoir du prof… (à 1 mètre…)

Peut-être un vague souvenir maintenant… et pourtant c’est si important…

IMG_3094

Comment favoriser l’autonomie de nos élèves dans nos classes et nous détendre par rapport à tout ça ? 10 clés pour y réfléchir!

Ici, peut-être quelques clés, pistes de réflexions pour installer les conditions favorisant l’autonomie de tes élèves et une meilleure qualité relationnelle avec eux.

Mais l’autonomie pourquoi faire ?

  • Parce que c’est… vital ! Juste ça…
  • Parce que c’est au programme ! si, si, compétence 7 du socle commun !
  • Parce que c’est juste génial de participer à réduire l’inégalité des chances, non ?
  • Parce que c’est notre mission !

Rien que ça ! ça met la pression quand même un peu…

Et puis en plus, l’autonomie revient sans arrêt dans les conversations de profs comme des petites perles cachées dans de grosses huîtres du genre : « Non mais ils sont au CM1 et même capables de savoir avec quel stylo on écrit ! Aucune autonomie. » « Je leur fais écrire dans l’agenda  « revoir la leçon » mais tu crois qu’ils le font, franchement ils sont pas autonomes. »  « Cette année, mes CM2 ça va le niveau mais par contre l’autonomie c’est pas ça du tout. »

Et du coup ? Comment faire ? Y a-t-il des animations pédagogiques là-dessus ? euh… pas explicitement. Comment on peut la mettre en place ? Et si je veux garder un œil sur mes élèves ? Et si je ne veux pas que ce soit le gros bazar ? Et si les élèves bossent tout seul, je sers à quoi en fait ?

C’est normal que tu te poses toutes ces questions tant que tu n’as pas fait de test.

Alors reprenons, l’autonomie c’est dans toutes les conversations, elle est omniprésente et elle fait super peur. Mais pourquoi fait-elle si peur? Parce que tu as peur que tes élèves brassent du vent ?  Parce que tu as peur du jugement de tes collègues ? Parce que tu as peur de ne plus rien maîtriser ? Parce que tu as peur de te lancer ? Leur laisses-tu seulement l’occasion de se lever librement juste pour aller jeter un papier à la poubelle ? Est-ce que tu leur as dit avec quel stylo écrire parce que peut-être qu’ils ont juste envie de te faire plaisir et d’être au clair avec tes attentes ? …

Donc ce n’est pas si facile d’agir sur cette peur…

Et en même temps si on était accompagnés dans cette démarche, on est d’accord, ça faciliterait les choses et on ne serait pas en train de culpabiliser derrière son PC.

Donc ici, je vais te donner quelques pistes de réflexion pour repenser les choses parce que je n’ai pas non plus la science infuse, c’est juste que depuis le début de ma carrière je ne vois pas comment travailler autrement qu’en fonctionnement dit « autonome » surtout avec des élèves de REP que j’ai eu pendant 8 ans. Donc j’ai testé beaucoup de choses, j’ai beaucoup lu, j’ai eu des échecs aussi, beaucoup de remise en question mais j’en ai retiré quelques impondérables sans que ce soit encore une fois des recettes miracles.

Donc  ici juste pour poser le problème, peut-être inspirer et au mieux mettre un grand coup de chalumeau sur les pratiques poussiéreuses, transmissives, ennuyeuses pour nous comme pour les élèves. 😉

Lis ci-dessous:

Lire la suite

Entrez dans la classe – explications de l’aménagement

Pour plus de détails sur l’aménagement des espaces…

Pour répondre à une petite souris qui m’a demandé le comment du pourquoi de certains espaces.

Alors voici une vidéo un peu plus longue si ça t’intéresse de savoir ce que les enfants développent comme compétence quand ils fréquentent tel ou tel espace.

 

 

Et pour fouiller… tu peux cliquer en-dessous:

Une journée type!

N’hésites pas à m’envoyer un mail à contact si tu as des questions… 🙂

Entrez dans la classe! – Proposition d’aménagement

Voici un rapide aperçu de notre classe!

Comme je l’explique dans d’autres articles, mes objectifs étaient de créer:

  • un espace au maximum adapté aux besoins des enfants;
  • diverses zones délimitées, identifiables pour créer une lisibilité en terme de repérage spatial et en terme d’apprentissages;
  • une ambiance chaleureuse, lumineuse et agréable;
  • un environnement à portée des enfants de manière à ce qu’ils explorent, expérimentent et tâtonnent;
  • des espaces collectifs, coopératifs, collaboratifs, mais aussi des espaces où l’on peut s’isoler ou travailler plus individuellement, apprendre debout, assis ou même au sol;
  • un lieu qui vit pour les enfants et par les enfants, qu’ils y laissent leur empreinte car c’est leur lieu de vie;
  • un environnement stimulant au sein duquel j’ai gardé des activités qui challengent les enfants;
  • un espace adapté à leur différence d’âge (3 à 6 ans) pour que chacun y trouve ce dont il a besoin;

Cette vidéo ne montre pas les autres espaces qui comptent aussi beaucoup: le couloir, la salle verte annexe à la classe que l’on utilise en permanence aussi. Je montrerai tout cela bientôt! 🙂

Et puis, bientôt, j’expliquerai en détail les étapes pour modifier l’aménagement de sa classe dans le but de favoriser l’autonomie, la coopération et une certaine qualité relationnelle. Abonnez-vous pour en savoir plus! 🙂

Pour compléter cet article, vous pouvez aussi aller voir :

Point clé: l’aménagement de l’espace classe

Une journée type!

Quand le mot bienveillance a mis maîtresse en colère!

Et bein oui… maîtresse est énervée! Oui, maîtresse ressent plein de trucs, ce n’est pas un robot et d’ailleurs les enfants le savent parce que tous les matins, chacun d’entre nous colle son émoticône sur son prénom, dont maîtresse et il arrive à maîtresse de mettre « colère » ou même « tristesse ». L’idée c’est de rester honnête. La colère ou la tristesse ne sont pas des émotions à bannir. Elles sont là. Tout le monde peut être en colère, on tente juste de l’apprivoiser quand on est en groupe. Pour reprendre une phrase d’un éduc. spé: « Tu as le droit d’être en colère mais tu n’as pas le droit d’avoir tous les comportements! », d’ailleurs c’est une petite phrase que je répète régulièrement.

Donc, cette fois-ci c’est maîtresse qui est en colère!

Bein oui, parce que trop de personnes pensent que bienveillance c’est le pays des licornes qui lancent des coeurs arc-en-ciel avec des sourires figés sur leur nuage, de la magie plein les pattes et une douce musique zen s’échappant des oreilles et plein d’enfants autour qui jouent, qui rient, qui volent tels de petits anges…

licorne

J’ai récemment entendu: « Enfin, ça va, bienveillance, bienveillance, on est pas au pays des bisounours non plus, il faut que les enfants s’habituent à la vraie vie! » ah oui? ça veut dire quoi s’habituer à la vraie vie? Moi j’ai répondu: « Vous préféreriez qu’on crie, qu’on punisse, qu’on leur montre comment se défendre pour qu’ils s’en sortent mieux dans la vie, c’est ça? » Ce jour là, j’ai cru rêver! Bein, nous ici, on décide juste de dire stop à la violence en tentant un minimum de leur faire découvrir d’autres outils en espérant renverser la tendance. Selon moi, c’est juste une histoire de responsabilités. Chacun ses choix. Nous c’est celui de la bienveillance. Ce n’est pas celui de la violence ni celui du laxisme d’ailleurs.

Mais forcément comme le mot bienveillance est à la mode depuis quelque temps, on l’entend trop et comme le mot « pardon » quand il est trop usé, il ne veut plus rien dire. Et est ce qu’on sait vraiment ce que ça veut dire? Parfois, quand certains me parlent de « bienveillance » j’ai des doutes… Bienveillance c’est ni « gentillesse », ni « pays des bisounours » , ni « pays des licornes »! RRRRRRrrrrrrrrr!

Concrètement, c’est quoi? Lire la suite

Etre prof, mais rester soi-même!

Cet article est un arrêt sur image sur le coeur de notre métier, la transmission, tisser la relation de confiance avec nos élèves, instaurer un échange riche, vivre des moments inoubliables en classe.

Trop de collègues se découragent et ne retrouvent plus le goût d’enseigner.

Alors… j’ai fouillé dans ma mémoire et je me suis demandée: Qu’est ce qui fait que même après 12 ans de métier j’aime toujours autant me lever le matin? Pourquoi la veille de la rentrée, je suis trop contente de reprendre? Quel est le moteur?

Entre anecdotes de terrain et réflexions: Lisez la suite! 🙂

Lire la suite

Rentrée des classes: Qu’est ce qu’on fait les premiers jours?

Avec un léger retard… mais ça peut aussi servir après chaque petites vacances…

Les premiers jours on « prend la température »… on observe, on écoute, on ressent.

On observe les nouveaux venus, on tente d’entrer en contact avec eux, on les laisse aussi faire leur place, on écoute les envies, les questions, les peurs, on ressent les tensions ou la sérénité. Bref, on prend des indices. Des indices précieux sur lesquels on va se baser pour mettre en place un climat climat de classe agréable pour tous.

Ensuite, toutes les activités qui seront proposées aux élèves servent à dresser un diagnostique : niveau de langage, niveau de lecture, attitude, besoins…

Enfin, toutes ces activités permettent de faire connaissance avec les élèves, instaurer une relation de confiance et construire avec les balbutiements de règles de vie.

Une des règles primordiale que j’essaie de me fixer: prendre le temps car nous avons parfois la sensation de perdre du temps en discutant avec un tel, en rassurant un autre, en décortiquant telle activité, en expliquant 5 fois la même chose, en demandant 3 fois la même chose, en explicitant les objectifs de telle ou telle activité, en parlementant longuement avec celui-ci, en montrant comment on soulève la chaise à celui-là, en exprimant ses propres attentes et en écoutant leurs propres attentes… sauf que ce temps là (et c’est l’expérience qui parle…) n’est pas perdu, bien au contraire c’est un gain de temps pour la suite.

Donc les premiers jours en maternelle… on passe du temps à:

  • demander tous les matins: « Mais au fait, qu’est ce qu’on fait là? » (langage oral, intérêt et sens de l’école! :))
  • montrer comment marcher dans une classe avec l’enfant à ses côtés (ça évitera d’avoir à dire dans quelques jours à tous les élèves : « On ne court pas, on marche! »)
  • montrer comment on se lave les mains (qui évitera de répéter sans cesse qu’il faut se laver les mains après être aller aux toilettes)
  • chuchoter nous mêmes sans relâche pour limiter le volume sonore (qui sera problématique dans quelques semaines si on ne s’autodiscipline pas)
  • montrer comment tenir un feutre (nous on dit: « pince de crabe doigt porteur! » tous en coeur! »)
  • être à 200% branché rangement (qui évitera de s’arracher les cheveux devant une classe en bazar d’ici quelques jours.)
  • montrer aussi comment se ranger, s’y exercer… (pour gagner du temps, de l’organisation et permettre à l’enfant de planifier sa tâche)
  • Etre vigilant sur les routines instaurées: étant en classe unique, les élèves que j’ai eu durant deux ans ont déjà des habitudes scolaires, sont très à l’aise et ont de nombreuses petits routines. Sauf que les nouveaux venus n’y voient ni l’intérêt, ni le besoin, ni l’objectif. Donc l’idée est d’inclure leur propre routine en lâchant sur d’autres tout en gardant des choses qui marchent.
  • rappeler nos règles d’or pour les anciens élèves qui les auraient oublié
  • … etc … etc… (liste non exhaustive)

L’idée est donc de prendre son temps. Souvent je fais un atelier « rangement de chaise« . Je fais aussi un accueil où on s’entraîne à marcher dans la classe. Parfois, j’organise des « queue-leu-leu » juste pour qu’ils sachent marcher en se suivant (ce qui est primordial lorsque l’on ira en sortie et qu’il faudra marcher sur un trottoir sans foncer dans un panneau ou déborder sur la route…)

Par rapport aux activités mises en oeuvre, un de mes objectifs est d’évaluer les besoins, les difficultés, les progrès de chacun. C’est ce que l’on appelle une évaluation diagnostique.

Et surtout surtout: je tisse une relation de confiance avec eux et je mets en place les conditions qui leur permettront d’être totalement autonomes! (bientôt un article sur l’autonomie! 🙂 )

Et puis, il y a des activités « coup de coeur » juste pour le plaisir de décorer ses cahiers, décorer la classe, se sentir bien dans sa nouvelle école.

En photo ci-dessus: un petit panel des activités proposées aux enfants cette année (en sachant que je change chaque année en fonction des enfants qui arrivent, en fonction de l’ambiance de classe et aussi parce que j’aime tester et me renouveler.)

On y voit: des activités de découvertes des espaces classes, activité de rangement, un bouquet de fleurs car c’est important d’avoir une belle classe, bulles car c’est l’enfance!, appropriation des nouveaux cahiers, un anniversaire à fêter (très important!), des parcours de motricité, de la patouille dans la sable… Et toujours les mêmes objectifs du côté de l’enseignant: diagnostiquer, évaluer, jauger, installer les routines sécurisantes, instaurer une relation de confiance, mettre en place les conditions favorisant l’autonomie!

Est ce que ça vous a plu? Voulez-vous en savoir plus? Ecrivez-moi un mail! 🙂

 

Une rentrée réussie c’est une rentrée préparée… (en juin!)

Et oui, une rentrée réussie c’est une rentrée préparée! Et même lorsqu’une rentrée est préparée, il se peut qu’il y ait des couacs mais on aura limité la casse…

La préparation d’une rentrée en 10 points c’est… en vrac:

  1. Se mettre en lien avec la mairie: faire état des inscriptions, le point sur les travaux de l’été, le point sur le matériel, le point sur le projet d’accueil à l’école, donner les plannings des ATSEM pour les vacances
  2. Faire l’inventaire du matériel et préparer sa commande et la liste de fourniture: c’est un peu comme ouvrir son frigo et faire sa liste de courses sauf que dans une école c’est ouvrir les placards, les garages, soulever des cartons poussièreux, compter le nombre de cahiers, de stylos, de colles, de pots de peinture, essayer de voir ce que l’on peut recycler pour économiser le budget, faire le point sur ce qu’il nous reste… et passer commande sans dépenser tout le budget alloué par la mairie puis croiser les doigts pour que la livraison arrive avant fin juin!
  3. En attendant la livraison, préparer la liste de fournitures pour les parents. Nous ici, c’est une liste de choses à éviter comme les chaussures clignotantes musicales, elles ont un nom américain très kawaï que j’ai fait exprès d’oublier… 🙂
  4. Bilan des comptes: et même sans formation de compta, il faut s’y coller… faire le point des dépenses et recettes de la coopérative scolaire pour entamer une année au clair – les sous de la coopé permettant de financer les projets pédagogiques et les sorties… (A différencier du budget mairie qui lui, finance le materiel scolaire);
  5. Bilan entre adultes, enseignants et ATSEM: moi j’aime bien demander 3 points positifs / 3 points négatifs à retenir sur l’année concernant l’organisation, les projets, la communication dans l’équipe. Le but est d’améliorer les choses l’année suivante. Cela permet d’impliquer tout le monde au sein du fonctionnement de l’école. Le bilan des projets entre enseignants c’est aussi lancer des idées pour l’année prochaine… et … les bosser pendant les vacances! si, si! 
  6. Préparer les papiers de rentrée: un livret d’accueil pour les parents avec horaires, axes du projet d’école, nom des membres de l’équipe, les objectifs de la maternelle, les petites infos d’ordre pratique… pour donner envie aux familles de franchir le portail de l’école! Les listes cantine, bus… (qui seront certainement à modifier à la rentrée)
  7. Rencontrer les nouveaux parents et les nouveaux élèves: leur faire visiter l’école, faire connaissance, observer du coin de l’oeil notre futur élève, capter ce qui l’attire pour mieux l’accueillir à la rentrée. Proposer en fonction des situations familiales des journées d’adaptation pour les plus petits, pour les primo-arrivants…
  8. Faire le point administratif: mise à jour ONDE, répondre aux dernières enquêtes, au bilans IEN, compléter la fiche IPE, les fiches renseignements école… et j’en passe … et j’en passe…
  9. Ranger, ranger, ranger, ranger… : faire le tri, repenser l’agencement en fonction des besoins et des attentes
  10. Et s’il reste du temps: préparer les étiquettes, les cahiers…

Et tout ceci… hors temps de classe bien sûr! Et quand il n’y en a plus, il y en a encore pendant les vacances: commencer à bosser la prochaine rentrée en terme d’apprentissage: formaliser les séquences à proposer, élaborer une programmation (qui évoluera en fonction des enfants et de leur besoin) mais toutes ces petites choses permettent de débrousailler le chemin et de moins se sentir submergé à la rentrée.

Car une rentrée c’est accueillir les enfants, les parents mais aussi un gros gros tas de papiers, et en général plein d’autres petites choses sympathiques que nous n’avions pas du tout prévu… 🙂

L’attention, ça s’apprend…!

ATOLE, c’est un programme pour apprendre à être attentif, attentif à l’école plus précisément!

Je suis inscrite sur le programme depuis quelques mois, j’ai suivi des formations et suivi leur programme en particulier pour nourrir ma pratique de tous ces outils.

Concrètement avec les petits j’alimente ma pratique de moments de pause, pause auditive, pause respiration, pause « mains sur les yeux », réveil corporel, jeux de mémorisation et petits mots: contact, connexion et plein d’autres détails encore pour leur permettre d’apprendre à se poser.

Est ce que ça marche? J’espère, j’en suis sûre mais c’est un long apprentissage qui doit se répéter encore et encore, dans toutes les classes et à la maison.

Et puis, est ce qu’on vous a déjà appris à être attentif? Alors même que sur les bulletins scolaires il n’est pas rare de trouver les mentions: « distraite », « rêveur », « pas concentré »…

ça vaut donc le détour d’apprendre à nos enfants à être attentifs!

Pour en savoir plus:

Le lien du site:

https://project.crnl.fr/atole

Et la vidéo de Jean-Philippe LACHAUX, chercjeur INSERM:

 

 

De la peinture en totale autonomie?

Mais comment faire pour rendre des tout petits complètement autonome dans l’espace peinture?

En maternelle, la peinture c’est IN-CON-TOUR-NA-BLE! Les petits sont fascinés par les couleurs, les effets de la peinture sur le papier, leur action sur le papier, le fait de tracer, de tester, d’expérimenter les mélanges, les textures, toucher, patouiller… on doit leur permettre de pouvoir s’accorder ce temps d’exploration !

Parce qu’au delà de leurs envies de « patouille », il y a aussi tous les apprentissages associés: la tenue de l’outil scripteur qui prépare à l’écriture, le repérage spatial, le développement des capacités oculomotrices, le langage pour commenter la production et également l’estime de soi et la confiance en sa production générés par le regard et les mots de l’adulte.

Qui dit autonomie dans l’espace peinture, dit: se mettre la blouse , se servir en peinture, accrocher sa feuille , se servir des outils , faire sécher sa feuille, se laver les mains… et ceci tout seul! (ou aider par un pair!)

Alors comment faire pour les laisser explorer sans que la peinture atterrisse sur les murs, le sol, les habits ou le nez?

La vidéo qui suit vous montre une petite démo par deux élèves de Moyenne Section qui sont, elles, totalement autonome. La vidéo montre aussi la phase préparatoire à cette autonomie qui commence dès la Petite Section…

PS: Moi, je mon côté j’aimerais savoir comment ça se passe chez vous pour la peinture? Partagez: Contact

Lire la suite

Apprendre à apprendre à vivre avec ses émotions…

Apprendre à apprendre à vivre avec ses émotions… Tout un programme lorsque nous même nous n’avons pas appris à le faire…

Est ce que l’expression des émotions comme compétence à acquérir dans les programmes de l’Education Nationale existait dans les années 80? … euh… non… J’aurais même tendance à dire que la colère, la tristesse, la peur ou des états de stress, de doute… n’étaient pas forcément pris en compte.

Et bien aujourd’hui: l’expression des émotions comme compétence à acquérir est inscrite… dans le domaine des arts plastiques, une avancée donc dans ce domaine.

Aussi, pour répondre aux besoins grandissant des enseignants et des parents, on peut trouver dans les librairies un rayon consacré aux émotions: ouvrages de littérature de jeunesse, cartes de jeux, techniques de relax… et autres dérivés.

Effet de mode ou nécessité? 

Lire la suite

Point clé: l’aménagement de l’espace classe

L’aménagement de l’espace classe c’est une des premières choses sur laquelle je réfléchis. En général, lorsque l’on change de poste ça se passe l’été. Lors de mon transfert d’une classe de CM1/CM2 à cette classe de maternelle, j’ai passé tout le mois de juillet et une partie du mois d’août pour trier, ranger, déménager, conceptualiser l’environnement dans lequel je voulais accueillir les enfants.

Une tâche éprouvante mais c’est pour un bien-être au quotidien. Donc ça vaut le coup d’y passer du temps au départ!

Mes  5 principes de base pour créer un environnement agréable et propice aux apprentissages:

Lire la suite

Mes 10 étapes pour les fiches de prep.

Fiche, fiche, fiche… ou pourquoi les enseignants passent leur vie devant l’ordi, à écrire, écrire, écrire, à chercher, à lire des documents sans image? Parce qu’accueillir des enfants dans une classe, c’est penser et mettre en oeuvre des dispositifs d’apprentissage riches et variées permettant de répondre à leurs besoins pour qu’ils développent des compétences, compétences inscrites dans les programmes. Tout un programme!

Programme? Programmation? Progression? Séquence? Séances? Evaluations?… Au début, tout se mélange et on peut avoir l’impression de crouler sous les papiers.

De mon côté, en début d’année, je décline les étapes de travail dans cet ordre:

Lire la suite

Préparer la classe ou quand l’enseignant est un … funambule

Qui dit classe unique, dit classe multi-niveaux. Mais cela n’a pas de grande différence avec un « simple niveau » car à partir du moment où les enfants ne sont pas des clones, on s’adapte à chacun!

A chacun son rythme, à chacun ses besoins!

Cela demande à l’enseignant d’être à l’écoute de chaque enfant pour cerner ses envies, ses difficultés, ses besoins du moment. Cela demande aussi à l’enseignant une capacité à observer l’enfant avec les autres au sein du groupe, en train de réaliser une tâche ou sur des temps de récréation. Ecoute, observation et … adaptation! On tente alors de mettre en accord les compétences à atteindre à la fin du cycle décrites dans les programmes, avec l’enfant, ses capacités actuelles, sa période sensible du moment et ce vers quoi on souhaiterait l’amener tout en s’appuyant sur ses propres motivations (motivation intrinsèque!) dans le but de le rendre acteur de son parcours d’apprentissage. L’enseignant, un funambule? Presque…

C’est pourquoi, ici dans notre classe, il y a plusieurs modalités de travail offertes aux enfants et cela demande à l’enseignant de parfaire ses compétences d’équilibriste:

Lire la suite