Rituel matinal: nos émoticônes!

Tous les matins, lorsque les élèves entrent en classe, ils placent un émoticône sur leur étiquette prénom et leur photo. Et maîtresse et ATSEM font de même.

J’ai mis à leur disposition 3 émoticônes: joie, tristesse, colère.

Ils choisissent alors l’image qu’ils veulent mettre sur leur émotion du moment.

L’objectif est d’amener les enfants à mettre des mots sur leur ressenti – verbaliser ce qu’ils ressentent, ça demande donc déjà un temps de pause lors duquel on ressent, on se décentre pour mettre alors une image qui se rapproche de ce que l’on ressent.

Chez les tout petits, on capte l‘émotion immédiate. S’ils sont contents de venir à l’école: joie! S’ils sont tristes de quitter maman: triste.

Le fait de mettre une image visible de tous permet aussi d’un seul regard de voir de quel enfant il va falloir prendre soin plus particulièrement ce jour là.

Notre règle? On prend soin des copains tristes et on laisse tranquille ceux qui sont en colère.

Lors du temps de regroupement: on peut en dire plus sur cette émotion, mais c’est au choix. Je respecte aussi les enfants qui ne veulent pas parler ou ceux qui ne savent pas encore vraiment raconter ce qu’ils ressentent.

C’est la deuxième année que je fais ça et cela permet de vraiment pour les enfants tristes de déposer un peu leur fardeau, d’être réconforté, d’avoir l’avis des copains aussi.

Et puis, je mets aussi mon émoticône et l’ATSEM également et l’on montre nous aussi, adulte, que l’on peut être triste, en colère ou joyeux. Les enfants sont très attentifs lorsqu’ils nous voient nous exprimer.

Que fait-on de cette échelle à émotions?

En tant qu’enseignante, j’adapte parfois ce que je vais faire. Si je vois un matin qu’il y a beaucoup d’enfants en colère ou triste, je regroupe rapidement les enfants pour savoir ce qu’ils ont sur le cœur et parfois ils me parlent de fatigue, de mort d’un animal, de dispute avec un frère, une sœur, une maman qui s’est fâchée. Donc ça permet de désamorcer les bombes qui pourraient exploser au sein de la classe. J’adapte aussi mon programme.

Le fait d’en discuter permet parfois à certains élèves de voir les choses autrement. Aussi, on apprend des techniques pour tenter de se relaxer si la tempête émotionnelle devient dévastatrice! Et puis, on lit aussi beaucoup de livres autour de ces émotions que l’on exploite également en arts.

PS: Pour les techniques, je publierai ça dans une autres vidéos. Si vous aussi vous avez des astuces à la maison, partagez-les. Pour les livres, je publierai ça dans un autre article! Si vous aussi en classe, vous travailler sur les émotions, n’hésitez pas à m’en dire plus! Contact

Attention, cette vidéo ne montre pas tous les enfants, je sélectionne les extraits dans l’idée de préserver leur image et celle de leur famille. Exemple: Si un enfant a mis colère et qu’il me dit une chose de l’ordre de la sphère familiale, je ne publie pas 🙂

 

Pour approfondir le sujet:, retrouvez sur notre site:

Émotions, cerveau et apprentissages

Émotion quand tu nous tiens!

Apprendre à apprendre à vivre avec ses émotions…